Hugues Duroy de Chaumareys. L'homme du radeau.
 
Tout a été dit, peint, chanté sur le radeau de la Méduse mais personne ne s'est jamais intéressé au capitaine de la Méduse. Avant et après qu'elle ne devienne radeau...
 
(Extrait)
 

"Je m'en moque de Duroy de Chaumarey....ok la plus belle maison du village c'est la sienne. Il y est mort. Pas du tout lapidé par les gens du coin du reste, mais dans son lit... Soi disant, un lit de sarments de vignes pour que ce soit quand même un peu inconfortable, m'enfin à 78 ans....on a déjà tellement mal partout...et puis 78 à l'époque ça doit aller chercher dans les... 145 aujourd'hui. N’oublions jamais qu’en naissant en 1743, notre homme avait 2 chances sur 3 de ne pas dépasser l’âge de 6 mois ( Taux de mortalité infantile alors proche de 6 sur 10...) puis 1 chance sur 2 de ne pas souffler sa 3ème bougie. Survivre à l’enfance était alors une pure gageure, garder ses dents au delà de 30 ans plus qu’improbable et le paradis (quoi que dans son cas, je doute) quasi assuré aux alentours de 40....alors ma foi...(j'en ai peu, voir pas du tout, autant vous le dire tout de suite) pas si mal. Et même plutôt énorme pour un type qui aurait survécu en dégustant ses copains....

Décidément aucune notion d’hygiène...

 

Ah ca y est les voilà...vas-y que je débarque dans mon bureau sans frapper, sans me laisser la plus petite seconde pour dire au revoir à ce vieux pleurnichard, les doigts tachés de feutres et bla bla bla. 

- Je me suis fâchée avec Albane, elle arrête pas de me tirer les cheveux et...

- La cantine, c'est l'enfer, il nous oblige à finir notre assiette en nous disant que c'est carême et qu'au Burkina faso, ils seraient bien content d'avoir ce qu'on a

- Gaspard, j'en ai marre que tu me coupes toujours la parole

- Ben normal tu laisses personne en placer une...

- Bon allez on va prendre un goûter, et vous allez me raconter tout ça...

Je ferme l’ordi. Je hais l’éducation nationale qui les fait se lever au aurore pour les libérer beaucoup trop tard pour faire des choses avec eux et beaucoup trop tôt pour avoir des journées de travail normales....

 

Cuisine: Ces petits crétins ne pourraient pas dévorer autre chose que ces immondes céréales au chocolat?....d’accord c’est l’hiver, on en a marre des pommes/bananes/mandarines...mais je ne sais pas moi, du pain et du chocolat

- Oh Maman, t’es pas drôle....

- Oui bien sur....et quand tu auras 12,13 ans....il va falloir que je te remonte le moral en te soutenant que non tu n’aies pas grosse, juste un peu enveloppée...et....

Je suis prise d’une idée tordue qui ferait rugir ma psy

- Tu sais ce qu’on va faire?

- Quoi encore?

- On va noter sur un papier les compositions de tes repas...tu vas voir...tu seras surprise!

- Ouais et ben tu veux que je te dise, c’est juste un truc pour culpabiliser...

 

C’est tout Antoinette ça. 10 ans, elle a 10 ans et a souvent plus de clairvoyance que 10 psy réunis.

Le téléphone sonne, Gaspard, la bouche pleine de QUIKI CRISP ou autre nom barbare me demande: 

- J’peux aller jouer à la WII?

- Allo... ah c’est toi, une seconde

- Non tu ne peux pas, on est mardi et le mardi, pas d’écran.

- C’est pas juste....

- Tu permets?!...oui excuse-moi, tu disais?

- Non, non, t’inquiètes pas, je me débrouille.

- C’est Papa? passe-le moi

- Il a raccroché, il est à la bourre...

- Bon alors je peux y aller?

- Non.

- Mais t’avais promis

- Non je n’ai pas promis, la règle est la même depuis le début de l’année: pas d’écran les jours d’école.

Gaspard part en boudant dans sa chambre, les larmes aux yeux. Son père qui n’a même pas le temps de le prendre au téléphone. Moi qui lui dit non, après tout, après une journée école/cantine/école/judo  puis à 19h conservatoire, je pourrais lui dire oui.

- Maman!

Ah ce Maman péremptoire, comme si EVIDEMENT j’étais là, disponible, pas du tout en 1841 quand ce crétin de commandant passe de vie à trépas, après des années de pénitence dans son château de Lacheneau, 87330 Bussière Boffy,Limousin....

- Oui?

- J’trouve pas mes affaires de musique

Du Beethov....Enfin du classique je veux dire....il les a sous les yeux mais c’est avec les miens qu’il compte les trouver. C’est forcément ma faute : j’en fais trop, je lui fais tout.  

N’importe quel fraîchement converti à la psychologie de serviettes de plages sait que les mères comme moi sont des mères castratrices....

Ca, plus les pampers qui les rendent stériles...pauvre Gaspard...mais t’inquiète pas, tu peux compter sur ta castratrice de mère pour faire de toi un homme bien quoi qu’il arrive.

 

Résultat, c’est le fils de Duroy de Chaumarey qui se coltine le poids de la faute. Enfin pas si longtemps que ça parce qu’à la petite quarantaine, alors qu’il avait justement passer ce cap proverbial en terme d’espérance de vie de l’époque, le voilà qui fini par se tirer une balle. Sans descendance. Ni gerbe, ni couronne.

Parce que justement, trop de honte, ne pas transmettre les dettes, le nom surtout, ce fardeau.

Et sa soeur? qu’est-ce qu’elle devient? Son papounet la requiert à ses côtés pendant ses 3 ans d’emprisonnement à la forteresse de Ham.

Trop sympa le père....sans compter que Sophie aurait pu y faire de drôle de rencontre...ce tombeur de Mirabeau et sa petite vérole proverbiale.....

 

Ou, à quelques années près, ce bon Adrien Jeannot de Moncey. ( Destitué de sa dignité de maréchal, par ordonnance royale, il fut en même temps envoyé pour trois mois aux arrêts à la forteresse de Ham. Là, la tragédie tourne à la farce. Le commandant prussien du fort de Ham refuse d’emprisonner un maréchal d’Empire. Qu’à cela ne tienne, Moncey loue une chambre à l’auberge située en face de la citadelle. Et chaque soir, sur ordre des officiers Prussiens, la troupe...lui donne l’aubade !

Eloigné du pouvoir, rejeté par les royalistes, il reste sans emploi. Il vit dans son château de Baillon près de Luzarches. D'après la Biographie universelle ancienne et moderne, la volonté royale n'avait eu aucune part à la condamnation de Ney, car aussitôt que le mouvement de réaction et d'orage fut passé, le roi se hâta de rendre toute sa faveur à Moncey. Remis en grâce auprès du roi, le 5 mars 1816, il fut réintégré dans le titre de son duché. Moncey, prêta serment entre les mains du roi, en qualité de maréchal de France, le 14 juillet 1816.

Éliminé de la Chambre haute après le second retour du roi, il n'y rentra qu'à la grande promotion, dite fournée des 60, le 5 mars 1819, par suite de la « proposition Barthélemy »). 

Non, stop les digressions. Si je compte sur moi pour apprendre à mes enfants à structurer leur pensée, c'est l'échec annoncé...

 

Enfin Ham ça sent plutôt la réclusion politico-dorée, un peu comme les parachutes des dirigeants d’aujourd’hui, version restauration.

Faut dire que c’était pas de bol pour Louis XVIII. D’accord, la révolution avait décimé les rangs des officiers de l’armée royale, quand à ceux qui étaient restés, Napoléon s’en était brillamment chargé dans la foulée...Enfin tout de même, aller chercher un immigré, n’ayant pas mis les pieds sur un quelconque bateau depuis plus de 25 ans et lui en confier 4 d’un coup ....fallait pas être très ...regardant, ni bien conseillé....pointilleux surtout. Le bougre avait quand même était obligé de mentir sur son âge. On ne confiait pas de commandement à un homme ayant dépassé la cinquantaine....le nôtre en avait 53 bien sonnés. Mais en ces temps d’état civil fluctuants qui avait même vu naguère le calendrier changer de nom...

Et puis les Anglais étaient décidés à nous restituer St louis....avec le nombre de lopins de terre que la France avait perdu ces dernières décennies, fallait peut-être pas non plus trop traîner à remembrer le patrimoine si on voulait avoir encore quelque chose à transmettre....

 

 

Mail n°1

Coucou,

Synopsis de la matinée: debout à 5h pour aller à Clermont. Coupure d'eau surprise à l'appart, donc pas de douche. A peine de quoi me brosser les dents. Arrivée à Orly à 6h30: pas de vol suite aux problèmes de dégivrage à Clermont Ferrand. Finalement au bureau à 8h du matin après virée aéroport. 

La crève pour tout couronner.

Je vais donc malheureusement te dire "non" pour ce weekend, mais j'espère que ce ne sera que partie remise. 

Grosses bises,

Maryam

 

Mail n°2

Appel à tous les cuisiniers, pâtissières et marmitons : faites des crêpes lundi soir ; elles seront vendues 1 € mardi à l'école au profit de Haïti et du Burkina-Faso.

Un grand merci d'avance à tous.

 

 

Pour le Burkina, Gaspard avait raison....dommage, va falloir partager les crêpes avec Haïti. 

Et moi va falloir que je partage les jaunes des blancs enfin non, le temps qui m’est imparti entre la pâte, 1848 et tout le reste.

Quant au WE, c’est mort, la moitié des potes ne viendront pas parce qu’il neige en France et que ce pays sous développé n’est pas fichu de faire circuler train, voiture ou avion dès qu’il tombe trois flocons....c’est vrai quoi, c’est pas comme si on était entre 46°00' et 43°18 de latitude Nord !

Sont pas prêts de vendre des TGV au Burkina, j’vous le dis...seraient capables de dire qu’il fait trop chaud pour qu'ils fonctionnent.

 

Sophie. Evidemment, ses parents venaient de passer 25 ans en exil en Angleterre. Papa à force de lettres, missives et autre requêtes savamment tournées, où la flatterie le disputait à la flagornerie. Où, sans répit, il se targuait d’avoir toujours était fidèle à son roi, papa obtient donc ce commandement. Fini les émoluments à la petite semaine. Retour en gloire, en grâce. Feux les révolutionnaires et autre impériaux sans noblesse. Sophie a dû sauter de joie. Se dire qu’enfin, elle aurait sa dote et donc incidemment, un mari.

 

C’était sans compter le fiasco de l’expédition. Quand Papa revient, c’est pour lui demander de venir à ses côtés dans la forteresse de Ham afin d’adoucir ses peines. 342 bonshommes et bonnes femmes sur la conscience, tout de même....pas dû être facile à adoucir.

 

 

Ah ca y est les voilà...vas-y que je débarque dans mon bureau les doigts tachés de feutres et bla bla bla. 

- Je me suis fâchée avec Albane, elle arrête pas de me tirer les cheveux et...

- La cantine, c'est l'enfer, il nous oblige à finir notre assiette en nous disant que c'est carême et qu'au Burkina Fasso, ils seraient bien content d'avoir ce qu'on a

- Gaspard, j'en ai marre que tu me coupes toujours la parole

- Ben normal tu laisses personne en placer une...

- C’est ça

- Ouais c’est ça Madame la multinationale du temps de parole !...

- Bon allez on va prendre un goûter, et vous allez me raconter tout ça...

 

D’ailleurs lui n’a dégusté personne, il a juste était fournisseur, en quelque sorte.

Pas un capitaine d’industrie, ni de bateau, juste un peu d’import export. A son corps défendant si je puis dire. Un grand menteur. Mais on peut le comprendre : qui aujourd’hui a envie d’être mis à la retraite à 50 ans? Là, pas question d’obtenir un petit poste de capitaine de vaisseau....50 ans, c’est la limite d’âge. Heureusement que la révolution et les campagnes Napoléoniennes ont dézingué  les 9/10 ème des officiers....ça laisse de la place aux vieux et les chasseurs de tête de Louis XVIII ferment donc les yeux sur le véritable âge du capitaine...53 n’est pas si loin de 50 tout de même. Et puis le jeune Hughes a toujours été fidèle au roi, quelqu’un de prudent, de circonspect, qui a quitté la France en 1792, s’est paisiblement établi en Angleterre pendant toutes ces confuses années et revient au service du roi dûment restauré depuis peu. D’accord, à part la traversée de la Manche pour revenir dans son natal pays, il n’est pas monté sur la moindre embarcation depuis 24 ans. Peut-être à l’occasion de son mariage a-t-il passé un romantique moment sur la Tamise dans une sorte de gondole locale...on n’en sait rien. Toujours est-il que l’homme sait convaincre. Il sait aussi mentir et tricher, et faire jouer ses relations. Un très vague parent avait été, lui, un grand, un vrai capitaine, il joue sur l’homonymie, triche sur son âge, met en avant son indéfectible fidélité à la couronne et le voilà, habile, roublard et sans scrupule nommé à la tête de l’expédition qui doit convoyer gouverneur, soldats, scientifiques, aventuriers et fonds à St Louis du Sénégal enfin rendu à la France par l’Angleterre. 

 

4000 € de recettes générés par la vente de crêpes à l’école au profit du Burkina Fasso.

Continentalement parlant, proche de mon sujet mais fondamentalement à deux bons siècles. La caguade, c’est que dans l’intervalle, Haîti vient de se prendre le ciel sur la tête et qu’il va falloir partager les crêpes...Sauvons au moins les vraies valeurs.

 

Hughes n’a plus qu’à fêter ça chez ses amis émigrés et écrire une douce missive à sa femme rentrée en Limousin avec ses trois enfants.

 

Tout le Monde s’en fout que je sois entrain de dégivrer le congélateur parce que Gaspard a voulu mettre des billes dedans pour voir si elle se colleraient ensemble et a mal refermé la porte. Après on me demande dans les dîners, ou les copains que je n’ai pas vu depuis longtemps, et toi tu fais quoi ? Ben heu moi, j’essaie de décongeler les con...enfin de faire que la maison ne fasse pas naufrage, bref, j’essaie d’écrire mon premier roman...

Ahhhhhhh

 

L’expédition est composée de 4 bâtiments, Parmi ceux qui vont monter à bord de la méduse, la frégate directement commandée par Duroy de Chaumarey, il y a une petite famille passionnante: les Picard. Charles, le père a fait un premier séjour au Sénégal en 1799. Poussé par la misère il a laissé à Paris sa femme enceinte d’une future Charlotte."

On ignore tout de son séjour sinon qu’il rentre à Paris en 1801 pour, cette fois- ci donner naissance à Caroline qu’il ne voit guère grandir non plus puisqu’il repart au Sénégal en 1802. Il obtient du ministre, le citoyen Forfait, de l’ambre et du corail qu’il compte échanger contre des terres à l’intérieur du Sénégal. Forfait en aura pour ses frais, Picard revient bredouille en 1809. Il a, néanmoins, pris des parts dans la société Lasserre qui traite de la gomme, échappé aux traitants mulâtres qui, exclus de l’affaire ont capturé son associé, le sus cité citoyen Lasserre, et l’ont livré aux anglais qui viennent de reprendre l’île de Gorée, située en face de St Louis. Nouvel échec, nouveau rebondissement, si Picard n’a pas la fibre entrepreneuriale, il optera donc pour la fonction publique. Le greffier en chef de St Louis vient de décéder et Blanchot, commandant et administrateur de la colonie, se réjouit de pourvoir le

poste à si bon compte. En quelques sortes avec de la main d'oeuvre locale.

 

C’est donc Picard, qui en sa nouvelle qualité de greffier, enregistre l’acte de capitulation de St Louis en juillet 1809. Bien obligé de plier bagages, Picard débarque donc à Auray le 12 octobre 1809.

 

 

Auray....Hughes Duroy de Chaumarey y débarque lui, en 1795, d’Angleterre, avec les armées royalistes. Presque par hasard. Pas du tout pour venir lutter contre les révolutionnaires. Il était là, sur un bateau, il croyait débarquer à Jersey en attendant de regagner l’Angleterre. Sans doute au retour d’un voyage de commerce fait en tant que ...on ne sait pas, sans doute était-il attaché à un marchand depuis 1792, date à laquelle il ne rentre pas en France «afin de ne pas avoir à subir le régime de terreur qui sévissait alors». Il s’attache alors à un marchand et voyage...vraisemblablement entre les caraïbes et l’Angleterre. 

Comment en juin 1795, quelques jours après la mort de Louis XVII ( 8 juin), il se retrouve débarquant avec l’élite de la noblesse française, les prêtres, les prisonniers français en Angleterre,employés comme soldats, et l’évêque de Dol qui donne par sa présence un caractère religieux à la croisade, mystère. On ne peut pas le soupçonner de bravoure ni d’avoir sciemment voulu relever le trône et l’autel de concert avec les puissances coalisées.

On peut juste supposer que dans la confusions et le manque de moyens des dits coalisés, ou peut-être parce que son employeur devait donné quelques gages au trône, son bâtiment se soit retrouvé entrain d’accoster non loin de Quiberon.

A-t-il arboré à son tour l’habit rouge dont les anglais avaient équipés les chouans?

Sans doute trop voyant pour lui.

La bataille tourne vite à l’avantage des républicains et l’aristocratie est acculée dans la forteresse de Quiberon. Défaite ou capitulation, le débat fera rage. L’honneur est en jeu. Noyades (" boire à la grande tasse "), transfuges, dont quelques uns sont déterminants pour l’issue de la bataille. Mr de Contades, major général des armées émigrés, et quelques autres sachant nager, se jettent à l’eau pour rejoindre les corvettes anglaises. Gesril du Papeu, gentilhomme breton, pousse même la loyauté à revenir se constituer prisonnier après avoir été prévenir les canonnières anglaises de cesser le feu, tout espoir étant perdu. Hoche, à la tête des républicains gagnent donc et relâchent les femmes, les enfants de moins de 14 ans et les vieillards, quelque 3000 personnes en tout. Les autres sont conduits à Auray pour y être « jugés ».

260 nobles dont l’évêque de Dol et le chevalier de Sombreuil sont bientôt fusillés. Le représentant du peuple, Guermeur écrit à son collégue :

«Puis-je voir le dernier d’entre eux à son dernier soupir, moi - même en être cause et mourir de plaisir.»

Ça donne le ton.

Sombreuil prisonnier est logé à l’hôtel du pavillon d’en haut à Auray. Il ne s’évade pas et écrit. Notre cher Hughes ne doit pas être loin car il dira lui même que Sombreuil lui fit la lecture de quelques unes de ses missives.

Aux yeux de la convention, l’invasion du sol français, armée et soutenue par une puissance étrangère est un crime odieux qui méritent la mort et la loi du 18 brumaire, an III, punit en effet de mort tout émigrés rentrant sur le sol français les armes à la main.

A Auray c’est la confusion totale. Bientôt on manque de tout, le typhus se déclare. Après avoir pensé envoyer l’armée, on finit par libérer les laboureurs histoire de sauver au moins les récoltes. En ces temps de marasmes -aussi- économiques. "